Dans ce dernier article de notre série sur l’histoire de l’ACPUM, place aux années 2020 à 2024. Cette période est teintée de dossiers importants pour l’Association tels que l’insatisfaction des membres pour la nouvelle structure de rémunération et la mise en place d’un cadre de négociation qui aboutira à la plus récente négociation du protocole. Ces années se terminent de façon festive avec les célébrations du 50e anniversaire de l’Association.

Insatisfaction à l’endroit d’une structure de rémunération imposée 

En 2020, toujours sous la présidence d’Isabelle Daoust,  les représentations se poursuivent pour dénoncer la révision de la nouvelle structure de rémunération qui prive 80 % des membres de l’ACPUM d’une amélioration de leur rémunération globale. 

Après le dépôt d’une demande d’accès à l’information pour les données liées à cet exercice de révision, l’ACPUM adresse une demande au recteur, M. Guy Breton, le 13 février 2020 afin que l’Université revoie sa position quant aux changements proposés à cette structure de rémunération qui provoquent une insatisfaction généralisée. Sa réponse est sans équivoque : « Aucun changement ne sera apporté au projet de rémunération ». 

Le comité de mobilisation de l’ACPUM réactive ainsi le port du « carré bleu » en guise de symbole de protestation. Cependant la pandémie de COVID-19 arrive et le confinement obligatoire interrompt les plans de mobilisation.  

Le 1er juin 2020, Daniel Jutras entre en fonction à titre de recteur. L’Association échange à plusieurs reprises avec la nouvelle direction de l’Université afin de lui exprimer son désaccord concernant certaines composantes de la structure de rémunération et de lui proposer des solutions. 

En décembre 2020, la nouvelle direction répond qu’elle estime que l’exercice de rémunération a été bien mené. L’ACPUM poursuit alors ses démarches auprès de la Commission d’accès à l’information pour obtenir des données qui permettront de mettre en lumière les problématiques liées à cet exercice. Un mandat est attribué à la firme Roy, Bélanger avocats afin de poursuivre la réflexion sur les actions à mener concernant la rémunération et le droit d’association. Ces données permettront d’étayer les demandes en vue des prochaines négociations puisque le protocole arrivera à échéance au printemps 2022.

Cette année-là, l’ACPUM mène également des représentations afin de réclamer la parité salariale pour les cadres sur fonds spéciaux. Bien que la révision de structure de rémunération a engendré le mécontentement généralisé des membres sur fonds courants, elle a permis à plusieurs cadres sur fonds spéciaux d’être réévalués et placés dans les échelles sur fonds courants.  

Implantation du travail en mode hybride 

En raison de la pandémie qui perdure, le travail en mode hybride devient une préoccupation pour tous et toutes, également pour l’ACPUM qui y porte une grande attention. Un comité ad hoc est créé afin de mener des représentations auprès de l’Université lors d’échanges au sujet de la future politique sur le télétravail. Durant cette période, de nouveaux contenus et documents sont publiés sur le site Web de l’ACPUM, tels que le dossier sur la santé et sécurité au travail, le dossier spécial sur la nouvelle structure de rémunération et une foire aux questions COVID-19. 

Changement de présidence et renouvellement du protocole d’entente 

En mai 2021, Sylvie Dubuc est nommée présidente de l’ACPUM par intérim et assure la présidence jusqu’en septembre 2021. Puis, Martin Trudeau prend la relève à titre de président. Le protocole d’entente arrivant à échéance en mai 2022, l’ACPUM organise une série de rencontres consultatives en mars et avril de la même année afin de sonder les membres sur leurs préoccupations. Ces échanges ont servi à élaborer le cahier des demandes et à alimenter les pourparlers entre l’ACPUM et l’Université. 

Parallèlement, l’Association poursuit ses discussions avec l’Université afin qu’elle accepte d’établir conjointement un cadre de négociation afin d’entamer cette dernière sur un pied d’égalité. Cette avenue constitue, pour les représentants et représentantes de l’ACPUM, une condition préalable à l’amorce des pourparlers. 

En décembre 2022, la direction de l’Université accepte un cadre de négociation qui stipule qu’en cas d’impasse, les deux parties s’engagent à soumettre en médiation leurs différends pour tenter de résoudre les demandes n’ayant pu faire l’objet d’un compromis. C’est une première dans l’histoire de l’ACPUM!  

Les négociations en vue du renouvellement du protocole débutent officiellement en 2023 et, après plusieurs mois de discussions, une entente de principe survient entre les parties le 26 juin 2024. L’entente est adoptée à 96 % lors d’une assemblée générale spéciale qui se déroule en ligne, à laquelle participent plus de 800 membres. Il s’agit d’un nombre record de participation à une assemblée générale de l’ACPUM! Cette négociation permet d’obtenir d’importants gains – dont l’accès à l’arbitrage pour les raisons autres que disciplinaires et une augmentation salariale globale de 19,5 % sur 5 ans! – et de bonifier différents éléments du protocole de travail. Un engagement est également pris entre les parties afin de trouver des solutions aux enjeux de la structure de rémunération. 

L’ACPUM : 50 ans d’histoire et de mobilisations 

En 2024, l’ACPUM célèbre ses 50 années d’existence avec plus de 1 500 membres à ce jour. À cette occasion, l’Association organise des éditions spéciales de ses activités tout au long de l’année. Ces festivités sont également l’occasion de réunir les membres fondateurs et les personnes ayant assurées la présidence de l’Association au fil des décennies. 

Lors du cocktail annuel de l’ACPUM tenu le 26 septembre, pas moins de 200 personnes se sont réunies à l’Agora Morris-et-Rosalind-Goodman du pavillon Jean-Coutu, pour clore les festivités du 50e anniversaire. Parmi les convives, de nombreux fondateurs de l’Association sont présents, de même que plusieurs personnes qui en ont assuré la présidence au cours des cinq dernières décennies.  

Jean-Louis Fortin, qui fut le premier président de l’ACPUM, a prononcé une allocution qu’il a conclue avec ces mots touchants : « Il est intéressant de voir, que 50 ans plus tard, qu’il y a toujours le même esprit de camaraderie entre les cadres et professionnels, les membres ont l’air heureux de se rencontrer. C’est le plus beau bilan que nous puissions avoir et je vous en remercie ». 

Dans ce dernier article de notre série sur l’histoire de l’ACPUM, place aux années 2020 à 2024. Cette période est teintée de dossiers importants pour l’Association tels que l’insatisfaction des membres pour la nouvelle structure de rémunération et la mise en place d’un cadre de négociation qui aboutira à la plus récente négociation du protocole. Ces années se terminent de façon festive avec les célébrations du 50e anniversaire de l’Association.   

Insatisfaction à l’endroit d’une structure de rémunération imposée 

En 2020, toujours sous la présidence d’Isabelle Daoust,  les représentations se poursuivent pour dénoncer la révision de la nouvelle structure de rémunération qui prive 80 % des membres de l’ACPUM d’une amélioration de leur rémunération globale. 

Après le dépôt d’une demande d’accès à l’information pour les données liées à cet exercice de révision, l’ACPUM adresse une demande au recteur, M. Guy Breton, le 13 février 2020 afin que l’Université revoie sa position quant aux changements proposés à cette structure de rémunération qui provoquent une insatisfaction généralisée. Sa réponse est sans équivoque : « Aucun changement ne sera apporté au projet de rémunération ». 

Le comité de mobilisation de l’ACPUM réactive ainsi le port du « carré bleu » en guise de symbole de protestation. Cependant la pandémie de COVID-19 arrive et le confinement obligatoire interrompt les plans de mobilisation.  

Le 1er juin 2020, Daniel Jutras entre en fonction à titre de recteur. L’Association échange à plusieurs reprises avec la nouvelle direction de l’Université afin de lui exprimer son désaccord concernant certaines composantes de la structure de rémunération et de lui proposer des solutions. 

En décembre 2020, la nouvelle direction répond qu’elle estime que l’exercice de rémunération a été bien mené. L’ACPUM poursuit alors ses démarches auprès de la Commission d’accès à l’information pour obtenir des données qui permettront de mettre en lumière les problématiques liées à cet exercice. Un mandat est attribué à la firme Roy, Bélanger avocats afin de poursuivre la réflexion sur les actions à mener concernant la rémunération et le droit d’association. Ces données permettront d’étayer les demandes en vue des prochaines négociations puisque le protocole arrivera à échéance au printemps 2022.

Cette année-là, l’ACPUM mène également des représentations afin de réclamer la parité salariale pour les cadres sur fonds spéciaux. Bien que la révision de structure de rémunération a engendré le mécontentement généralisé des membres sur fonds courants, elle a permis à plusieurs cadres sur fonds spéciaux d’être réévalués et placés dans les échelles sur fonds courants.  

Implantation du travail en mode hybride 

En raison de la pandémie qui perdure, le travail en mode hybride devient une préoccupation pour tous et toutes, également pour l’ACPUM qui y porte une grande attention. Un comité ad hoc est créé afin de mener des représentations auprès de l’Université lors d’échanges au sujet de la future politique sur le télétravail. Durant cette période, de nouveaux contenus et documents sont publiés sur le site Web de l’ACPUM, tels que le dossier sur la santé et sécurité au travail, le dossier spécial sur la nouvelle structure de rémunération et une foire aux questions COVID-19. 

Changement de présidence et renouvellement du protocole d’entente 

En mai 2021, Sylvie Dubuc est nommée présidente de l’ACPUM par intérim et assure la présidence jusqu’en septembre 2021. Puis, Martin Trudeau prend la relève à titre de président. Le protocole d’entente arrivant à échéance en mai 2022, l’ACPUM organise une série de rencontres consultatives en mars et avril de la même année afin de sonder les membres sur leurs préoccupations. Ces échanges ont servi à élaborer le cahier des demandes et à alimenter les pourparlers entre l’ACPUM et l’Université. 

Parallèlement, l’Association poursuit ses discussions avec l’Université afin qu’elle accepte d’établir conjointement un cadre de négociation afin d’entamer cette dernière sur un pied d’égalité. Cette avenue constitue, pour les représentants et représentantes de l’ACPUM, une condition préalable à l’amorce des pourparlers. 

En décembre 2022, la direction de l’Université accepte un cadre de négociation qui stipule qu’en cas d’impasse, les deux parties s’engagent à soumettre en médiation leurs différends pour tenter de résoudre les demandes n’ayant pu faire l’objet d’un compromis. C’est une première dans l’histoire de l’ACPUM!  

Les négociations en vue du renouvellement du protocole débutent officiellement en 2023 et, après plusieurs mois de discussions, une entente de principe survient entre les parties le 26 juin 2024. L’entente est adoptée à 96 % lors d’une assemblée générale spéciale qui se déroule en ligne, à laquelle participent plus de 800 membres. Il s’agit d’un nombre record de participation à une assemblée générale de l’ACPUM! Cette négociation permet d’obtenir d’importants gains – dont l’accès à l’arbitrage pour les raisons autres que disciplinaires et une augmentation salariale globale de 19,5 % sur 5 ans! – et de bonifier différents éléments du protocole de travail. Un engagement est également pris entre les parties afin de trouver des solutions aux enjeux de la structure de rémunération. 

L’ACPUM : 50 ans d’histoire et de mobilisations 

En 2024, l’ACPUM célèbre ses 50 années d’existence avec plus de 1 500 membres à ce jour. À cette occasion, l’Association organise des éditions spéciales de ses activités tout au long de l’année. Ces festivités sont également l’occasion de réunir les membres fondateurs et les personnes ayant assurées la présidence de l’Association au fil des décennies. 

Lors du cocktail annuel de l’ACPUM tenu le 26 septembre, pas moins de 200 personnes se sont réunies à l’Agora Morris-et-Rosalind-Goodman du pavillon Jean-Coutu, pour clore les festivités du 50e anniversaire. Parmi les convives, de nombreux fondateurs de l’Association sont présents, de même que plusieurs personnes qui en ont assuré la présidence au cours des cinq dernières décennies.  

Jean-Louis Fortin, qui fut le premier président de l’ACPUM, a prononcé une allocution qu’il a conclue avec ces mots touchants : « Il est intéressant de voir, que 50 ans plus tard, qu’il y a toujours le même esprit de camaraderie entre les cadres et professionnels, les membres ont l’air heureux de se rencontrer. C’est le plus beau bilan que nous puissions avoir et je vous en remercie ».