Chère communauté,  

Alors que le monde entre dans une phase de recomposition économique, où l’IA devient un véritable moteur de croissance et réinvente nos façons de travailler, nous sommes appelés à naviguer dans un environnement plus complexe, mais aussi porteur d’innovations majeures.  

Je nous souhaite une année où l’intelligence collective, la bienveillance et la créativité guident nos décisions. Que nous trouvions dans le changement, non pas une source d’inquiétude, mais une invitation à nous réinventer ensemble. 

Une immersion marquante en ce début d’année 

Le début de cette année a été marqué par une initiative particulièrement significative mise en place par Cap Campus, relevant du vice‑rectorat au communautaire, à l’international et aux Premiers Peuples. J’ai eu le privilège de participer à une immersion au sein de la communauté Eeyou‑Cri d’Oujé‑Bougoumou, une expérience humaine et professionnelle qui a profondément enrichi ma compréhension des réalités autochtones. 

Avant le départ, plusieurs séances préparatoires nous ont permis d’adopter une posture d’écoute profonde, d’humilité et d’apprentissage. Cette préparation a été essentielle, car le séjour en communauté m’a rapidement montré que, malgré le fait que nous partagions une même province, nos cultures reposent sur des repères et des rythmes très différents. 
La conception du temps, la relation avec les aînés, le lien indissociable au territoire : autant d’éléments abordés autrement, qui m’ont invitée à remettre en question certaines de mes propres perceptions. 

Apprendre à accueillir l’inconfort, à ralentir, à laisser place au non‑dit, à respecter un autre rapport au monde… Ces moments m’ont transformée. Ce séjour m’a non seulement permis d’approfondir ma connaissance de la culture Eeyou‑Cri, mais aussi de mieux me comprendre moi‑même : en travaillant mon ouverture à l’autre, en acceptant des rythmes différents du mien, en sortant de ma zone de confort et en pratiquant un lâcher-prise qui fait rarement partie de notre quotidien professionnel. 

Cette immersion a changé ma perception des Premiers Peuples et m’a permis de mieux saisir les défis auxquels leurs communautés sont confrontées lorsqu’elles s’engagent dans des études postsecondaires. 

Une période de transitions  

Dans ce contexte d’apprentissage et de transformation, notre équipe vit également des moments clés. Les départs de Martin Lasalle et Aura Navarro marquent la fin de deux présences importantes au conseil d’administration. Je tiens à les remercier chaleureusement pour leur contribution, leur engagement et l’empreinte qu’ils laissent au sein de notre association. 

Parallèlement à ces départs, le conseil exécutif a été réorganisé.  
Julie Couture revient au cœur de l’action à titre de conseillère, Emanuelle Blais assume maintenant le rôle de trésorière, et Véronique Valade celui de secrétaire. Je les remercie sincèrement pour leur engagement bénévole et leur contribution à la vitalité du conseil exécutif de l’ACPUM. 

Ensemble, nous poursuivons la construction d’un environnement où l’écoute, la collaboration et l’innovation demeurent au centre de nos actions. 

Entre immersion culturelle transformative et évolutions organisationnelles, ce début d’année est riche en apprentissages. Il met en lumière notre capacité collective à évoluer, à accueillir le changement et à nous recentrer sur ce qui importe réellement : le respect, la compréhension mutuelle et la volonté d’avancer ensemble. 

Catherine Bussières
Présidente de l’ACPUM